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Les infections nosocomiales : qui sont les plus atteints et comment y remédier ?

infirmiere

L’infection nosocomiale est une forme de maladie survenue au cours d’un séjour dans un hôpital, une clinique ou tout autre établissement de soins. Le patient peut déjà l’avoir contracté bien avant qu’il soit hospitalisé. Il peut être également contaminé lors de son hospitalisation. Ainsi, il est plus que nécessaire de trouver des moyens pour endiguer l’apparition de cette maladie.

Quels sont les modes de contamination possibles ?

Il existe deux façons possibles pour attraper la maladie nosocomiale. D’une part, le patient a déjà incubé la maladie avant son séjour à l’hôpital. D’autre part, il l’a contractée au cours et au décours de son séjour.

Pour le premier cas, les agents infectieux sont déjà présents dans l’organisme du patient lui-même. Ils se trouvent normalement à la surface de la peau ou bien au niveau des muqueuses. Il y a alors contamination lors des opérations d’ouverture de la peau par acte invasif. C’est notamment le cas durant l’insertion de cathéter, la pose de sondes et l’introduction de drains.

Pour le second cas, la maladie nosocomiale est déjà existante dans l’établissement hospitalier. L’infection peut donc provenir d’un autre malade déjà contaminé. Cela peut aussi venir du personnel soignant. Sinon, les nombreux éléments présents dans l’hôpital sont également source de contamination comme l’eau, le système d’air, l’alimentation…

Qui sont les plus atteints des infections nosocomiales  ?

Dans tous les cas, les risques de contamination dépendent de la vulnérabilité de la personne hospitalisée. Les plus sensibles d’entre elles sont les individus au système immunitaire affaibli (par une maladie ou un traitement), les prématurés (enfants âgés de moins de 5 ans), les personnes âgées, les victimes de brûlures graves, etc.

Selon les études réalisées en 2018, il y a trois principaux microorganismes qui sont la source des infections nosocomiales :

  • L’Escherichia coli cause 23,6 % des infections nosocomiales. Il est présent naturellement dans nos intestins.
  • Le Staphylococcus aureus est à 13,8 %. Il se loge dans la muqueuse du nez et de la gorge ainsi que sur le périnée.
  • Le Pseudomonas aeruginosa est 6,3 % et on le trouve dans l’environnement, et surtout dans les hôpitaux.

Comment y remédier ?

Pour pallier les infections liées à l’administration des soins, il a été convenu que les agents de santé doivent strictement suivre des mesures d’hygiène. Ceci afin de limiter au maximum les risques de contamination. Ainsi, tout membre du personnel soignant est tenu de se nettoyer leurs mains avec du gel hydroalcoolique. Ce geste est à faire avant et après un contact avec le patient et son environnement. Il en est de même avec un geste aseptique. Dans ce dernier cas, l’utilisation de gant latex est recommandée.Sinon, les huiles essentielles peuvent aussi contribuer à réduire les risques d’infection dans les hôpitaux. Des chercheurs ont notamment testé cette méthode dans un hôpital d’Angleterre. Dans 2 chambres où l’on a diffusé des huiles essentielles, on a constaté une diminution à 90 % des bactéries dans l’air et aussi une nette régression du taux d’infections.