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Comment s’en prémunir ?

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Les maladies nosocomiales concernent toutes les infections qui peuvent être contractées lors d’un séjour dans un établissement de soins. Généralement, ce sont les hôpitaux et les cliniques. Selon les chiffres, près de 1 patient sur 20 est atteint de cette maladie après un séjour à l’hôpital.

Qu’entend-on par maladies nosocomiales ?

Une infection nosocomiale désigne tout type d’infections associées aux soins. Elle apparaît chez un individu au cours de son hospitalisation ou bien des années après.

Pour connaître s’il agit d’une infection nosocomiale ou non, il faudra attendre 48 heures au minimum après admission de la personne à l’hôpital. Ainsi, on pourra voir si la maladie se manifeste, sauf bien sûr si cette personne a contracté la maladie bien avant cela. Pour les infections de plaie opératoire, ce délai est de 30 jours, un délai qui doit être pris en compte même si l’individu est sorti depuis longtemps de l’hôpital. Pour les cas d’implant et de prothèse, la période peut durer jusqu’à 1 an selon l’opération.

Quelles en sont les causes ?

Il faut savoir qu’il existe de nombreux types d’infections nosocomiales. On trouve, par exemple, les infections urinaires, les pneumonies, les infections du site opératoire, les septicémies ou bactériémies, les infections de la peau et des tissus mous… Ainsi, les origines peuvent être très diversifiées. Néanmoins, on a recensé des bactéries qui causent fréquemment des infections nosocomiales.

Il y a tout d’abord l’Escherichia Coli. Trouvant place dans l’intestin du corps humain, il est la source de 26 % des cas de maladies nosocomiales.

Viennent ensuite les Staphylococcus aureus. Ces bactéries sont présentes au niveau de la muqueuse nasale, de la gorge et du périnée. Elles sont liées aux infections transmises via l’éternuement et les toux. On rencontre ce cas dans 15 à 30 % des individus.

Puis, le Pseudomonas aeruginosa serait la cause de 8,4 % des cas d’infections nosocomiales. On le trouve souvent dans le sol et dans les milieux humides tels que la tuyauterie, la robinetterie, etc. L’utilisation de gel hydroalcoolique et de gant latex s’avère donc plus que nécessaire pour éviter d’être infecté.

Les traitements et les préventions contre cette maladie

La méthode de traitement dépendra du type de bactéries et des symptômes développés par la personne. Ainsi, la prise en charge varie d’un individu à un autre. Généralement, on utilise l’antibiothérapie pour ce type d’infections, un seul antibiotique ou plusieurs selon le cas.Pour ce qui est de la prévention de ces maladies, de nombreuses solutions existent. Il s’agit tout simplement de mesures d’hygiène et d’asepsie recommandées par le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) ainsi que par les équipes opérationnelles d’hygiène (EOH). Parmi ces gestes préventifs, il y a le lavage régulier des mains du personnel soignant, à faire avant et après chaque soin. La peau et le matériel utilisé doivent être également désinfectés. L’utilisation de solution hydroalcoolique serait alors préconisée. Sinon, la dispersion d’huiles essentielles pourrait aussi contribuer à endiguer les risques d’infections nosocomiales qui sont présents notamment dans l’air qui nous entoure.